Comment calculer le coût d’une cuisson dans un four de poterie ?

Four de poterie : combien coûte une cuisson?

Sommaire

Le four de poterie électrique : simplicité et commodité

            Le volume

            La puissance

Un temps de travail optimisé

Calcul du prix de la cuisson céramique

Le four de poterie à gaz : contrôle et flexibilité

Comprendre l’isolation dans les fours de potier

Calcul du prix de la cuisson céramique

L’exemple de Creamik

Le four de poterie bois : tradition et moindre coût

Quelques conseils concrets avant de choisir votre four

            Monter en gamme avec l’expérience

            L’installation du four céramique

Astuce pour financer le combustible

Comment calculer le coût d’une cuisson dans un four de poterie ?

S’il n’y avait qu’une seule et unique réponse à cette question, celle-ci ne reviendrait pas de manière si récurrente. Nous allons donc essayer de calculer le prix d’une cuisson céramique dans un four de poterie, en rassemblant les éléments qui permettront à chacun d’estimer ses coûts propres.

Quel est le but réel de cette recherche ? Si vous n’avez pas encore acheté votre four, connaître le coût d’une cuisson est un élément qui vous aidera probablement à faire un choix. Une fois le four acheté, il s’agit de savoir comment intégrer le coût du combustible dans le prix des poteries que l’on met en vente.          

Il y a dans la pratique de la céramique, un paradoxe, c’est l’écart entre le prix de la terre et le prix du four. Alors que l’on commence un artisanat avec un matériau très bon marché, l’investissement nécessaire à l’achat du four et de son combustible, change la donne. On peut essayer plusieurs terres, de prix différents, ce n’est jamais la ruine, et si l’on se trompe, ce n’est pas bien grave. En revanche, avec le four, c’est une autre histoire, on sent bien que l’on n’a pas vraiment le droit à l’erreur. 

Le four de potier électrique : simplicité et commodité

Le volume

Dans la gamme des fours existants, les fours électriques représentent une évolution récente de la céramique, et ont certainement contribué à une démocratisation du métier. La gamme est très large, on trouve un grand choix de marques, de tailles et donc de prix. Les fours électriques offrent les fours les moins coûteux, et permettent cette distinction « four amateur » et « four professionnel ». 

Que l’on utilise un four amateur ou un four professionnel, la limite du four électrique, c’est son atmosphère, qui sera toujours « oxydante ». Pour être précis dans les termes, il convient de dire que l’atmosphère est « neutre ». Le four électrique chauffe, et c’est tout. Cela n’empêche pas d’avoir de très beaux émaux, mais le choix est plus limité par rapport à un four à gaz ou à bois.

Les volumes proposés, toutes marques confondues, vont de 20 L à 2000 L, et même plus. A vous de voir quel volume de four correspond le mieux à votre production. Selon le fabricant et selon le modèle, le volume réel peut changer. Donc il faut considérer chaque four attentivement.

Pour synthétiser ce qui existe, on classera les fours électriques en 4 catégories :

  1. Les plus petits fours, avec des volumes à partir de 15 L. Ils sont tout à fait adaptés pour des potiers débutants, mais aussi pour ceux qui veulent produire de petites quantités ou encore comme fours à essais.
  2. Les fours de taille moyenne : 50 à 200 L.  partir de ces volumes, la production devient plus importante, cela concerne donc des semi-pros ou professionnels. On peut cuire des pièces importantes et de différentes tailles.
  3. Les fours de grande taille : 200 à 500 L, conviennent aux ateliers professionnels produisant en grandes quantités.
  4. Les fours industriels : Ces fours peuvent avoir un volume de 500 litres et plus. Ils sont utilisés dans les environnements de production à grande échelle, comme les usines de céramique.

La puissance

La puissance d’un four de potier dépend du volume du four, ainsi que de sa capacité à atteindre et à maintenir des températures élevées. Le calcul précis de la puissance électrique nécessaire dépend aussi de l’isolation du four, de la température maximale souhaitée et de la vitesse de montée en température.

Selon le volume du four que vous choisirez, il vous faudra vérifier votre contrat d’électricité et vous assurer que la puissance de votre four est compatible avec la puissance de votre compteur. Les fournisseurs d’énergie proposent des puissances entre 3 kWh et 36 kWh. Vous pouvez faire des simulations selon le fournisseur, sur le site Que choisir ?  Et aussi sur le site Les furets, ou encore Kelwatt.

Quel que soit votre fournisseur, il faut prendre contact avec lui pour revoir votre abonnement. Un four de céramique ne fonctionne pas tout le temps à pleine puissance, et pendant la cuisson, il s’allume et s’éteint. Mais quand il est à pleine puissance, il ne faut pas que votre compteur disjoncte à cause des différents appareils électriques énergivores branchés en même temps (notamment le chauffe-eau) que l’on programme souvent en heures creuses… c’est tout cela qu’il faut considérer, car l’arrêt inattendu du four risque de faire perdre la cuisson. Le changement d’abonnement peut représenter un coût supplémentaire sur lequel on ne peut pas faire d’économies. Ce changement peut aussi provoquer un changement des CGV (consignes générales de vente), il faut donc vérifier que votre fournisseur d’énergie ne va pas exiger un deuxième compteur pour votre activité de céramiste.

Enfin, selon la puissance du four choisi, il faudra passer du monophasé (circuit unique pour toute la maison) au triphasé (le compteur distribue l’électricité à trois phases connectées à trois circuits qui alimentent chacun une partie de la maison). Généralement, le courant monophasé est capable de gérer des appareils jusqu’à environ 7 à 9 kWh. Au-delà de cette puissance, une installation triphasée est recommandée.

Voici une synthèse des puissances des fours, en reprenant notre classification précédente : 

  1. Les plus petits fours : à partir de 3 kWh
  2. Les fours de taille moyenne : 5 à 10 kWh
  3. Les fours de grande taille : 10 à 20 kWh
  4. Les fours industriels : 20 kWh et plus.

Encore une fois, ces chiffres sont une synthèse, ils peuvent varier en fonction du modèle spécifique du four et de son efficacité énergétique.

Il est à noter que le nombre de kWh indiqué n’est pas la consommation par heure, mais la puissance totale du four. Pour obtenir la consommation réelle, il faut tenir compte du temps d’utilisation du four.

Un temps de travail optimisé

Dans le calcul du coût d’une cuisson, il faudra tenir compte du fait qu’une cuisson en four électrique ne nécessite pas de surveillance. On peut tout à fait se remettre au travail pendant la cuisson, c’est un très grand avantage : le régulateur gère la cuisson. Par prudence, on contrôle que tout se passe bien, surtout au début quand on n’est pas encore trop sûr du maniement du régulateur. Mais le potier n’a pas à gérer l’arrivée du combustible, « ça marche tout seul ». 

Au moment du branchement du four, on demande à l’électricien de créer une prise dédiée, on n’utilise pas une prise murale classique. On peut aussi choisir un branchement direct au boîtier, il n’y a plus de prise et la mise hors tension se fait directement au disjoncteur. On réduit les risques d’accidents électriques dus aux prises. 

Calcul du prix de la cuisson céramique

Nous allons maintenant estimer le coût d’une cuisson de 8 heures à 1300°C pour chacune des catégories de four présentées précédemment. Les coûts sont calculés pour les heures pleines, les heures creuses, un tarif professionnel, au tarif EDF en vigueur en juin 2023 :

Catégorie du
Four
Volume Puissance Coût de la cuisson
(heures pleines)
Coût de la cuisson
(heures creuses)
Coût de la cuisson
(tarif pro)
Les plus petits fours 15 L et plus à partir de 3 kWh 3 kWh * 8 h * 0,2228 €/kWh =
5,34 €
3 kWh * 8 h * 0,1615 €/kWh =
3,88 €
3 kWh * 8 h * 0,1752 €/kWh = 4,21 €
Fours de taille moyenne 50 à 200 L 5 à 10 kWh 10 kWh * 8 h * 0,2228 €/kWh =  17,82 € 10 kWh * 8 h * 0,1615 €/kWh =  12,92 € 10 kWh * 8 h * 0,1752 €/kWh
14,02 €
Fours de grande taille 200 à 500 L 10 à 20 kWh 20 kWh * 8 h * 0,2228 €/kWh =  35,65 € 20 kWh * 8 h * 0,1615 €/kWh =  25,84 € 20 kWh * 8 h * 0,1752 €/kWh
28,03 €
Fours industriels 500 L et plus 20 kWh et plus 40 kWh * 8 h * 0,2228 €/kWh =  71,30 € 40 kWh * 8 h * 0,1615 €/kWh =  51,68 € 40 kWh * 8 h * 0,1752 €/kWh
56,06 €

Ces calculs supposent que le four fonctionne à pleine puissance pendant toute la durée de la cuisson, ce qui n’est pas le cas dans la réalité. Ces chiffres donnent donc une estimation approximative du coût maximal d’une cuisson.

Le four de potier à gaz : contrôle et flexibilité

Les fours à gaz ont la spécificité d’offrir une grande flexibilité en termes de contrôle de la cuisson. La gestion de l’atmosphère, qui peut être oxydante, neutre et réductrice, permet des résultats uniques. 

Cependant, cette flexibilité a un coût. Les fours à gaz sont généralement plus coûteux à l’achat, à l’installation et à l’exploitation. On rentre clairement dans une gamme pour semi-professionnels ou professionnels. On sort de l’activité « hobby».

En outre, leur fonctionnement nécessite une présence quasi constante pour ajuster les paramètres de la cuisson. Même si les fours sont munis de régulateur, c’est le potier qui va gérer l’arrivée du gaz ; et dans les fours à air pulsé, le potier gère aussi l’arrivée de l’air. Ce temps de présence peut augmenter le coût indirect en termes de temps et de main-d’œuvre. 

Comprendre l’isolation dans les fours de potier

Les fours à gaz ont une particularité, ils peuvent être isolés par des briques réfractaires, mais aussi par de la fibre réfractaire.  Les fours en fibre sont très performants, ils sont moins chers à l’achat, et ils montent très vite en température, car la fibre n’a pas besoin d’être chauffée. Les fours en fibre permettent de faire des cuissons à 1300°C en 6 heures, avec de très beaux résultats.

La cuisson avec un four en briques est trois fois plus chère, car il faut chauffer les briques. Alors qu’une cuisson dans un four de 300 L, isolé avec de la fibre réfractaire coûtera 10 à 12 euros, celle-ci coûtera 45 à 50 euros dans un four isolé avec des briques réfractaires.

Le four en briques, en revanche, a une plus grande inertie, ce qui peut être plus favorable pour la maturation des émaux. Le refroidissement étant aussi plus long, on défourne le surlendemain, on ne pourra donc pas cuire tous les jours. Enfin, l’offre pour les fours en briques est beaucoup plus large que celle des fours en fibres.

On trouve des fours à gaz à enfournement vertical dès 45 L. En revanche, pour les fours à enfournement frontal, la gamme commence plutôt vers 150 L. 

            Calcul du coût de la cuisson céramique

Contrairement au gaz naturel ou à l’électricité, le prix du propane est très peu réglementé. Quand on installe une cuve, il faut bien comparer les offres sur le long terme. Les prix publiés sont indicatifs, la négociation avec le fournisseur compte aussi dans le prix final. Si certains fours offrent la possibilité d’utiliser des bouteilles de propane de 13 kg et de 35 kg, à terme, c’est bien d’installer une cuve. Son installation comporte des contraintes, elle a un coût, mais elle apporte un grand confort dans l’utilisation.

Voici une moyenne des coûts du propane à la tonne, en cuve aérienne, et en cuve enterrée. Les moyennes ont été faites à partir de différents fournisseurs et des prix qu’ils communiquent sur internet en juin 2023 :

  Moyenne cuve aérienne Moyenne cuve enterrée
Prix du gaz propane à la tonne 1500 € 1500 €
Coût annuel 3300 € 3500 €
Coût sur 3 ans 10000 € 10600 €
Coût de l’abonnement annuel 200 € 225 €
Frais de retrait en fin de contrat 400 € 1000 €

L’exemple de Creamik

Pour concrétiser le coût d’une cuisson, prenons l’exemple du four à gaz Bretagne que nous utilisons à Créamik. C’est un four de 300 L, à 2 brûleurs, isolé avec de la fibre réfractaire. Pour le gaz, nous avons un abonnement au sein d’un groupement de potiers, qui nous permet d’avoir un tarif de 1,12 € le kg, soit 1123 € la tonne de gaz. Pour une cuisson à 1280°C, en réduction et pendant 9h00, le four consomme 16,5 kg de gaz. La cuisson revient à 18,48 € TTC. Nous avons une cuve enterrée, avec un abonnement de 120€ par an pour l’entretien qui est fait systématiquement tous les ans par Primagaz.

            Le groupement de potiers dont il est question ici s’est monté en 2000 à cause d’une très forte augmentation du prix du gaz. Lors de réunion de potiers, chacun s’est rendu compte que les prix variaient beaucoup d’une région à l’autre. Suite à une enquête menée par l’association des potiers de l’Aveyron nommée Teranga, une proposition de tarifs a été faite à différents fournisseurs, et Primagaz a fait l’offre la plus intéressante.

Pour rejoindre ce groupe, il faut être professionnel déclaré et remplir la demande d’adhésion au groupement. Une carte avec un numéro d’adhérent sera envoyée, le numéro sera envoyé à Primagaz aussi ; une cotisation d’adhérent de 10 euros est demandée à l’entrée, ce n’est pas une cotisation annuelle ; puis, il faut prendre contact avec Primagaz de la région qui indiquera le prix en vigueur pour les adhérents du groupement. Les prix négociés sont pour des cuves de 500 kg ou 1 tonne, mais il y a aussi de bons prix pour les potiers qui travaillent avec des bouteilles.

Coordonnées : GPPE (groupement des potiers pour l’énergie)
http://www.groupement-potiers-energie.com

Et        Collectif National des Céramistes
Union d’associations de céramistes de France
SIRET 43255755100020
contact@collectif-ceramistes.org

Site : https://www.collectif-ceramistes.org/

Le four de potier bois : tradition et coût moindre

Les fours à bois incarnent la tradition de la céramique. Ils sont souvent utilisés pour de grands fours et nécessitent une surveillance constante. Malgré cela, ils peuvent être une option économique dans les zones rurales où le bois est un combustible abondant et peu coûteux.

Nous ne développerons pas plus le cas du four à bois, mais c’est bien de l’évoquer, car les cuissons au bois sont fascinantes : l’intensité du feu, la longueur de la cuisson, l’odeur, le bruit et toute l’ambiance qui se crée autour d’une cuisson au bois… Et en attendant d’assister à une cuisson au bois, on peut regarder le film documentaire Grand feu en Puisaye, une aventure en pays potier de Jacques Tréfouël et de Daniel Hénard, ou encore le film Tout feu tout grès de Petra van Heesbeen. 

Quelques conseils concrets avant de choisir votre four céramique

Pour savoir à quel moment acheter votre four, vous pouvez vous tourner vers notre article dédié à ce sujet.

Lorsque vous êtes décidé, la première chose est d’acheter le four le plus adapté à ce que vous allez faire. La cuisson, en effet, ne doit ni être un handicap ni une contrainte, il y a en déjà assez pour la fabrication des pièces ! Faites attention au remboursement d’un prêt trop conséquent, mais aussi au risque d’un four trop petit ou trop compliqué à faire fonctionner.

Evitez les vieux fours, ils ne sont peut-être pas chers, mais souvent énergivores, très lourds ; on trouve même des vieux fours qui sont donnés, qu’il faut venir chercher sur place. Ils font 1 tonne pour un volume utile de 100 L, demandent 80 euros par cuisson, et sont pratiquement irréparables, car le fabricant n’existe plus…
Il est prudent d’acheter son four là où il y a un bon service après-vente, donc privilégier un fabricant plutôt qu’un revendeur.

Pour plaider en faveur du four électrique, n’oublions pas qu’il ne faut pas obligatoirement un four à gaz pour avoir de beaux émaux. Les émaux à la cendre peuvent être cuits en four électrique et donner de magnifiques résultats. En outre, l’utilisation d’un four électrique est assez simple alors que pour un four à gaz, il faut 5 à 10 cuissons pour apprendre à s’en servir.

Quels sont alors les points faibles des fours électriques ? Ils sont plus fragiles et demandent plus d’entretien que des fours à gaz. Il est nécessaire de changer les résistances à peu près toutes les 50-60 cuissons (entre 400 et 600 euros, suivant les dimensions du four).        
Les fabricants de fours font de plus en plus de fours électriques, et pour abaisser les prix, fabriquent des fours de moins en moins performants (longévité du four qui ne dépasse guère 300-400 cuissons, alors qu’on peut multiplier par 10 pour les fours à gaz.)

La question à se poser : vaut-il mieux un four pas cher que l’on change régulièrement (tous les trois ans) ou un four cher que l’on garde 10-15 ans ?       


            Monter en gamme avec l’expérience

En conclusion, quand on débute dans le métier et qu’on n’a pas encore une production très « constante », il vaut mieux commencer par un petit four électrique d’occasion (mais pas plus de 10 ans), ou neuf, mais à un prix raisonnable, d’une capacité de 110 à 160 L, d’une puissance n’excédant pas 12 kWh.

Lorsqu’on peut dégager un bénéfice suffisant et pérenne, on peut investir dans un four plus compétent, mais plus cher, amortissable sur une dizaine d’années grâce au bénéfice de votre entreprise.

L’éventualité d’un petit four Raku ou d’un four à bois est envisageable pour des raisons économiques, mais pour l’émail, on risque d’être vite limité.

A noter : une personne qui a les compétences adéquates peut transformer un four à bois fait maison en four à gaz (avec un budget d’environ 1000 € de briques et de 300 € par brûleur), mais ce sera un four beaucoup moins performant que ceux construits par des spécialistes en usine.

L’installation d’un four à céramique

L’installation d’un four à céramique nécessite une réflexion sur son emplacement, sa ventilation et sa préparation pour la première cuisson. Ces aspects peuvent avoir un impact sur la sécurité et l’efficacité de la cuisson, et donc indirectement, sur son coût. Un bon aménagement de l’atelier peut contribuer à réduire les coûts d’exploitation et à améliorer le processus de cuisson. 

Astuce pour financer le combustible

Au terme de l’analyse, on se rend compte qu’une cuisson ne revient pas aussi chère qu’on aurait pu l’imaginer. Si on a bien optimisé l’enfournement, le coût du combustible par pièce est très bas. Et pourtant, en cas de four à gaz, la facture de la cuve à gaz reste “la douloureuse” … Alors comment anticiper ce coût au sein même de son travail ? 

Même si on a bien tiré parti de l’espace lors de l’enfournement, il y a toujours des endroits dans lesquels on pourrait glisser des petites pièces, plates ou pas très hautes, notamment sous les objets qui ont une forme ouverte (bols, saladiers, vases boule…).

La cuisson de toutes petites pièces réalisées à l’estampage peut combler ces espaces et offrir une rentabilité tout à fait intéressante. Réaliser un moule pour l’estampage est une opération très simple, d’autant plus qu’on veut faire un petit objet. Ensuite, il faut réaliser les estampages entre deux grosses activités, ou en fin de journée, bref à un moment qui n’entame pas le temps de travail consacré à sa production habituelle. Ces petites pièces qui n’auront pas pris beaucoup de temps à réaliser et qui ne coûtent pas cher en émail pourront se vendre par exemple 3 à 5 euros. Dans sa comptabilité, on peut mettre les bénéfices de ces petites ventes de côté, ils serviront à financer le combustible. En ayant ainsi anticipé la facture, on le vit peut-être plus sereinement… 

Centre de ressources
animé par Matthieu Liévois,
potier-céramiste depuis plus de 40 ans et fondateur de l’école Créamik

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